Ne soyons pas sans espérance

Église Unie St-Pierre et Pinguet https://www.stpierrepinguet.org/wp

La question que posent les sadducéens à Jésus est bien d’actualité. En fait, elle est d’actualité à toutes les générations. Et après la mort qu’est-ce qu’il y a ? Absolument rien ou une autre forme de vie ? Et s’il y a une autre vie, de quelle sorte de vie s’agit-il ?

Dès que nous lisons les premiers mots de cet extrait de l’Évangile de Luc, nous sentons le piège se tendre par les sadducéens pour discréditer totalement Jésus à travers un raisonnement par l’absurde. En fait, ils cherchent à discréditer Jésus en démontrant qu’ils ont bien raison de ne pas croire en la résurrection…

Qui étaient donc ces sadducéens ? Un parti moins connu que celui des pharisiens. Un parti traditionnel lié de très près au Temple. Un parti d’aristocrates qui exerçaient des fonctions sacerdotales. Un parti qui croyait tout connaître mais, en somme, les sadducéens méconnaissaient les Écritures et la puissance de Dieu.

Les extraits de la Bible inspirant cette réflexion sont donnés à la toute fin de la prédication. Vous pouvez cliquer sur les liens pour lire les extraits.

Se prétendant les fins connaisseurs du Pentateuque, c’est-à-dire des cinq premiers livres de la Bible qu’on appelle aussi les livres de la Loi, c’est à eux et à eux seuls qu’ils réfèrent pour inspirer leur pratique religieuse. Mais ils démontrent dans ce dialogue avec Jésus leur méconnaissance des Écritures, et notamment du livre de l’Exode dont Jésus cite le célèbre passage du Buisson Ardent : «Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants». Plus explicitement, le psaume 16 précisera plus tard : Toi, Seigneur, « tu n’abandonneras point mon âme au sépulcre, et tu ne permettras point que ton bien-aimé sente la corruption.» (v.10)

C’est aussi la puissance de Dieu qu’ils méconnaissent puisqu’ils ne semblent pas croire, en effet, que Dieu est capable de réaliser la résurrection des humains. Pas simplement une survie mais bien une œuvre divine de nouvelle création ou encore de nouvelle naissance. Une nouvelle création pour recevoir une vie nouvelle. Cette œuvre de Dieu n’enferme pas l’homme et la femme dans cette escalade insolite de sept mariages pour respecter littéralement la loi du lévirat qui obligeait le frère d’un défunt à épouser la veuve de son frère pour continuer la lignée de ce frère.

Croire en la résurrection, c’est donner du sens à la vie terrestre, c’est dire l’importance de chaque personne et sa valeur unique dans sa trajectoire sur terre, contrairement, par exemple, à la réincarnation qui consiste en des passages de vies successives dans différents corps.

Notre vie actuelle est unique et c’est le seul chemin que nous empruntons pour aller vers l’éternité. Notre vie ne se répètera pas, elle est vraiment unique, d’où l’importance des choix que nous posons aujourd’hui pour nous préparer à accueillir l’amour éternel. Croire en la résurrection, c’est croire que l’amour de Dieu dépasse largement notre capacité à réussir notre vie avec nos propres forces. Notre participation à la vie éternelle ne dépend pas de nos efforts mais de l’amour de Dieu pour nous. Voilà aussi pourquoi tous les pauvres, quelle que soit leur pauvreté, pourront participer à l’amour de Dieu dans l’éternité. Ne soyons donc pas sans espérance, suivons la route ouverte par Jésus-Christ, c’est la route qui nous mène au Père. Notre avenir est devant nous là où Jésus nous a précédés en nous ouvrant la route par sa propre résurrection. N’est-il pas le premier-né d’entre les morts ? Et, par cette primauté, n’est-il pas ainsi le principe de la résurrection de tous ? En effet, « comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun à son propre rang: Christ en premier, puis ceux qui appartiennent à Christ lors de son retour. » (1 Cor 15, 22-23)

Pour entrer dans le projet de résurrection offert par Jésus, il nous suffit de croire que nous sommes liés avec Dieu comme l’était Jésus et notre foi en Dieu nous liera par le fait même à son éternité. Si nous sommes en Dieu, notre vie s’absorbe totalement en Lui.

Amen.

Prédication pour le dimanche 10 novembre 2019 – Église Unie Saint-Pierre

 

LECTURES BIBLIQUES

2 Thessaloniciens 2, 13-17

Luc 20, 27-38

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