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Choisir de suivre Jésus

LECTURES BIBLIQUES: 2 Rois 4, 8-11, 14-16a ; Matthieu 10, 37- 42

Bien-aimés, chers frères et sœurs en Christ, veuillez recevoir mes salutations fraternelles en Jésus-Christ. Que la paix du Christ règne dans le cœur de chacun de nous.

La vie de l’être humain est faite de choix. Notre prédication de ce jour porte sur Choisir de suivre Jésus. Avant d’entrer dans cet été, chacun, chacune de nous se serait posé des questions du genre : Qu’est-ce que je fais cet été ? Où est-ce que je vais passer mes vacances ? Quels seront mes projets cette année ? Pour plusieurs d’entre nous, en l’occurrence les plus jeunes, l’été est une période du changement, changement de classe, d’école, le début des études ou d’un apprentissage, changement de maisons, de villes, de pays. Pour d’autres, c’est la période de mariage, de baptême, de confirmation, etc. Tout cela, ce sont des choix de vie plus ou moins importants que nous avons fait ou que nous sommes appelés à faire. Oui des choix, nous en faisons tous les jours, parfois consciemment, parfois inconsciemment. Même si parfois, la route semble toute tracée, nous avons encore des choix à faire. Venir ce matin au culte est un choix. Nous aurions pu rester chez nous. Choisir de prendre le temps de la rencontre ou de continuer notre route. Oui, des choix, nous en faisons tous les jours, petits ou grands.

Le texte de l’évangéliste Matthieu nous interroge ce matin sur nos choix et nos priorités. Il compile ici des paroles de Jésus sur le thème du choix à faire au nom de sa foi. La foi, n’est-elle pas un don de Dieu? Oui mais si elle est un don de Dieu, elle est aussi un choix à faire, celui de la laisser grandir et de vivre en accord avec elle. Et ce n’est pas un choix facile. Jésus est très clair à ce sujet. Il n’y a pas de choix sans risque c’est pourquoi il promet sa présence et la force de vie à celui qui vient à Lui. Faire le choix de suivre Jésus peut être périlleux, marqué par des difficultés et l’adversité comme celui de Jésus lui-même. C’est ce qui est évoqué par la croix. Prendre sa croix et suivre Jésus.

Jésus ne fait pas de la publicité qui vanterait uniquement les avantages de l’Évangile. Il ne cache pas la difficulté qu’il y a dans le choix de le suivre. Il pose les choses comme elles sont : « celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. » Si on le suit, il s’agit de le mettre à la première place même devant les membres de sa famille : son père, sa mère, son fils, sa fille, son époux, sa conjointe.

Alors frères et sœurs, quelles sont mes priorités ? Quelle place occupe la foi en Jésus dans ma vie ? Est-elle à la première place ? Est-elle comme une aide bienvenue quand je vis des difficultés ? Jésus occupe-t-il une place centrale dans ma vie? Telles sont les questions que ce texte suscite en moi ce matin. Mais la réponse à ces questions n’est pas facile même pour un chrétien qui a un long chemin derrière lui, car la vie nous interroge sans cesse. Jésus nous demande d’être honnêtes et lucides avec nous-mêmes. Il nous tend la main pour faire le choix de le suivre et de lui donner la priorité.

Chers amis, frères et sœurs en Christ, en réfléchissant à ce texte depuis que j’ai fait le choix de l’utiliser comme support de ma prédication de ce jour, j’ai pensé à une image qui vient peut-être de mon propre parcours. C’est une idée qui servait à illustrer la valeur que nous donnons aux choses dans nos propres vies. Bien-aimés, tout ce que nous avons dans notre vie est important et nous donne de la valeur: la famille, le travail, la situation sociale, les amis, l’Église, etc. Tout le monde rêve d’avoir une famille, du travail, d’avoir une bonne situation sociale. Tout ceci a de l’impacte sur l’être humain et lui donne de la valeur, mais pas plus que la foi en Christ. La foi en Jésus vient donner de la valeur et leur juste place aux éléments de nos vies. Elle joue un rôle fondamental dans la vie en lui offrant un repère spirituel, une paix intérieure face aux épreuves de la vie. Elle structure l’existence autour des valeurs d’amour, d’espérance et de pardon. Jésus promet une vie pleine de sens si on le suit et qu’on lui donne la priorité. La vie de foi n’est pas un long fleuve tranquille comme cette histoire un peu étrange de l’amitié de la Tsunamite avec le prophète Élisée. Cette histoire illustre aussi ce que dit Jésus sur l’accueil de l’autre au nom de Dieu comme un frère ou une sœur dans la foi. Une femme riche de Sunem reconnait en Élisée un saint homme de Dieu. Elle pratique l’hospitalité. Élisée aimerait faire quelque chose pour elle. Dans la version complète du texte, il a un peu de la peine à comprendre ce qu’il peut lui apporter. C’est son serviteur qui constate qu’elle n’a pas d’enfant. Alors le prophète lui promet qu’elle en aura un dans une année. La femme va réagir avec scepticisme demandant au prophète de ne pas la tromper ! Quand l’enfant est arrivé, il meurt en bas âge. Tout en faisant confiance à Dieu, la femme demande alors au prophète : « ai-je demandé un fils ? Ne t’avais-je pas dit : ne me trompe pas ? »

Finalement après une tentative ratée du serviteur, le prophète ranimera l’enfant. Plus tard encore, le prophète préviendra cette femme de l’arrivée d’une famine et l’invitera à quitter le pays. À son retour 7 ans plus tard, il l’aidera à récupérer ses biens. L’histoire de cette femme et du prophète Élisée n’est pas un long fleuve tranquille, mais l’illustration d’un parcours de foi qui a amené la femme sur des chemins qu’elle n’aurait probablement pas empruntés sinon : la maternité, l’exil pour éviter un malheur, la peine, la joie, la confiance vécue en Dieu. On racontait cette histoire dans le peuple d’Israël au temps de l’exil. C’est probablement parce qu’elle illustrait l’alliance de Dieu avec son peuple à travers les difficultés. Elle illustre pour nous aujourd’hui ce que peut être un chemin de foi à la suite du Christ.

Pour terminer, bien-aimés en Christ, si la foi en Jésus n’est pas un long fleuve tranquille, reconnaissons qu’elle offre des bénéfices spirituels et moraux profonds : la paix intérieure face aux épreuves, le pardon des fautes et une direction de vie fondée sur l’amour, la justice et la compassion. Elle est aussi l’assurance d’un salut et la promesse d’une vie éternelle guidée par un modèle parfait.

Dans le recueil Sur les ailes de la foi, il y a un chant qui dit Ô vous qui n’avez pas la paix, venez, Jésus la donne, pure, profonde et pour jamais, venez Jésus pardonne. Quand Jésus remplit un cœur, il déborde de bonheur, et l’effroi ne l’atteint plus, gloire, gloire à Jésus. Frères et sœurs choisissons de suivre Jésus il est bon pour nous. Amen!

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